lundi 25 janvier 2010
Par Christelle de Crémiers,
lundi 25 janvier 2010 à 00:19 :: Actualités
À la suite du Conseil national du Modem de ce jour, j'ai retiré ma candidature des listes du Modem en Île-de-France lors des régionales 2010.
Le Conseil national investit les têtes de listes régionales et donne les orientations de la campagne. Pour l'Île-de-France, l'investiture a été donnée sans surprise à la personne que François Bayrou avait choisie. Pour les orientations, le Modem partira sous ses couleurs seules, ce qui ne recueille pas mon assentiment. Par ailleurs, à cette heure, contrairement aux autres partis, les listes Modem ne sont pas constituées, mais les bruits indiquent que les candidatures de ces militants qui ont recueilli 30, 40, voire 60 % des suffrages lors des élections internes face aux candidats souhaités par François Bayrou, seront examinées avec une suspicion qui fait fi de toute représentation démocratique d'une expression militante qui fût riche et variée...
En 2002, l'essoufflement idéologique concomitant du Parti Socialiste et du RPR a conduit l'électorat à manifester son rejet d'une société bloquée et inégalitaire en qualifiant le FN pour le second tour de l'élection présidentielle. En 2007, tandis que Nicolas Sarkozy mise sur la conquête de l'électorat du FN pour accéder à l'Élysée, François Bayrou endosse le message d'espoir du renouveau de la vie politique française en se positionnant "au-delà du clivage gauche droite" dans un projet de société démocrate. Le choix du second tour n'est pas compris par les Français, ni la géométrie variable des élections législatives et municipales qui voient le nombre d'élus Modem se réduire. En 2009, c'est au tour d'Europe Écologie de porter le message d'espoir aux Français. Rassemblement formé par Les Verts et des écologistes variés, il apporte avec le message d'espoir "ni gauche, ni droite", un projet de société écologiste, fondé sur l'égal et responsable accès aux ressources naturelles finies. Mais la candidature d'Europe Écologie aux régionales, teintée d'extrême-gauche, ne reprend ni la dynamique ni le message d'espoir des européennes. En 2010, qui portera désormais le message d'espoir ? Qui dira qu'il est possible de débloquer cette société française qui s'enfonce dans l'inégalitarisme, l'abandon des principes démocratiques, la censure et l'ultra communication ?
Un projet de société écologique et démocrate est la meilleure alternative au sarkozysme et la seule qui puisse générer durablement l'espoir qui doit être offert aux Français. Europe Écologie et le Modem, après leur rapprochement, souhaité par François Bayrou mais avorté, présentent deux projets séparés et donc incomplets car l'écologie et la démocratie sont indissociables. L'Alliance Écologiste Indépendante de Jean-Marc Governatori, Antoine Waechter et Patrice Miran, sollicitée par François Bayrou, partira avec le Modem dans cinq Régions, mais en Île-de-France le rapprochement a été impossible. Le PS a souffert en 2002 (beaucoup), en 2007 (c'était très dur), en 2009, la claque... de toutes ces turpitudes, puisera-t-il les forces pour réussir un projet de rassemblement écologique et démocrate ?
Je ne serai pas candidate du Modem aux régionales car, en 2010, il est nécessaire de présenter aux électeurs un projet écologique et démocrate à la fois. Démocrate, je suis et je reste au Modem pour contribuer avec les écologistes, les socialistes, les verts (et les "non-verts" aussi !) à construire l'alternative écolo-démocrate au pouvoir en place.
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lundi 4 janvier 2010
Par Christelle de Crémiers,
lundi 4 janvier 2010 à 20:12 :: Actualités
Triste bilan de l'année 2009... Bonne nouvelle, les aspirations des citoyens restent intactes !
L'année 2009 a vu se renforcer la politique de communication du Gouvernement, toute entière dédiée à dissimuler des dénis de démocratie. Le projet de loi HADOPI est rejeté par le Conseil Constitutionnel ? Voici HADOPI 2 et sa répression graduée qui repasse en un temps record. Frédéric Mitterrand n'avait jamais eu l'idée de devenir Ministre en écrivant La mauvaise vie ? Un petit passage d'auto critique sur sarkoTV et c'est tassé, ce qui compte c'est son nom et le 'coup médiatique' de sa nomination. La réforme institutionnelle fait grincer l'opposition ? Un report pour calmer le jeu jusqu'au régionales. De toutes manières, cette réforme DOIT passer. Son principal atout, pas toujours explicité : bipolariser durablement la vie politique française. Au fait, l'opposition : elle ne se relève pas. Morcelée, en panne de leadership, elle joue le jeu d'une UMP unie qui fait le plein des voix dès le premier tour et crie à la victoire avec 27 % des suffrages.
L'année 2009 a été aussi l'année de l'engouement des électeurs pour le rassemblement Europe Écologie, pour ce nouvel objet politique non identifié, qui n'avait de parti politique que le statut juridique autorisant à déposer des listes. Au-delà de l'innovation politique, l'écolomania a soudainement saisi l'ensemble de la classe politique, les extrêmes mis à part. Mais la communication du Gouvernement, aussi talentueuse soit-elle, s'est heurtée à deux écueils "écolo-démocrates".
La taxe carbone d'abord, rejetée par le CC en guise de cadeau de fin d'année, a été jugée inégalitaire, en gros, seuls les ménages mettaient la main à la poche, et donc non démocratique. L'écologie populaire sarkozyste en prend un coup. L'affaire du Dauphin, ensuite. Tous les ténors de l'UMP, Valérie Pécresse en tête, n'ont pas hésité à vanter les mérites rarissimes du rejeton, sans que la honte ne vienne teindre leur flagornerie. Le Parlement, complètement relégué au niveau de la chambre d'enregistrement, avait pourtant tout préparé pour l'intronisation du Dauphin. Mais, las, 65 000 retours de cartes d'adhérents UMP ont réussi à faire reculer le Papa. Pour quelques années, pas plus.
Pour l'année 2010, donc, on peut souhaiter beaucoup de choses ! Que les projets anti-démocratiques du Gouvernement, comme la réforme des collectivités ou la Sécurité intérieure, pour laquelle HADOPI n'était qu'un préalable, soient retardés. Le temps que l'opposition se construise, forte organisée, imaginative. Que les régionales donnent une large victoire à la gauche, mais que le parti socialiste n'en tire pas des conséquences immédiates pour 2012. Le Parti Socialiste a désormais les clés de l'alternance en 2012... S'il reste tel qu'il est aujourd'hui, avec un programme vieilli, un appareil omniprésent, une vision hégémonique du monde, Jean-François Coppé a de belles perspectives en 2017. Qu'il sache créer les conditions de la victoire en réinventant, à l'instar d'Europe Écologie en 2009, et du Modem en 2007, un rassemblement politique citoyen (et non une capitale avec ses provinces) pour réduire les inégalités, rendre la société plus solidaire en instaurant un accès démocratique aux ressources naturelles et à la connaissance. Qu'il sache casser avec les vieilles habitudes !
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mardi 22 décembre 2009
Par Christelle de Crémiers,
mardi 22 décembre 2009 à 23:34 :: Actualités
L'échec du sommet mondial de Copenhague relance le scepticisme sur les conséquences de l'action de l'Homme sur le climat. Entre défiances mutuelles et culte de l'image publique, le sommet n'a répondu ni à la fin du protocole de Kyoto pour les émissions des gaz à effet de serre, ni aux autres défis écologiques planétaires.
L'opinion publique mondiale est née il y a quelques années. On peut la dater de la Guerre en Irak, contre laquelle des manifestations ont éclos partout dans le monde, ou de l'élection de Barack Obama pour laquelle les sondages d'opinion se sont déroulés dans tous les pays, y compris la Chine. Toujours est-il que cette opinion mondiale prend racine désormais dans la conscience de partager une même planète, un même patrimoine naturel et un même caractère fini des ressources. Nous comprenons que le développement matériel ne peut être infini, que la croissance mesurée en PIB ne signifie plus progression vers plus de bonheur, mais que la croissance de la connaissance, de la recherche de bien-être, de l'harmonie entre les hommes est, elle, infinie.
Cependant, la posture des dirigeants politiques n'en a pas tenu compte pendant les deux dernières semaines. Très schématiquement, les différentes postures peuvent se caricaturer ainsi : 1. L'Europe : si je fais un effort, il faut que les autres en fassent aussi. Et je dis non à l'Afrique pour le prolongement d'un Kyoto 2 car je ne veux pas reconnaître que je n'ai pas tenu les engagements du Kyoto 1 en matière d'aide au développement. 2. La Chine : je ne veux pas arrêter de m'enrichir alors que je commence à peine, et j'entraîne avec moi l'Afrique qui ne me fait pas peur car elle commence encore plus à peine. 3. Les États-Unis : nous avons accepté de signer Copenhague, alors que nous n'avions pas signé Kyoto, il faut le souligner. Comme l'Europe, nous disons non à un Kyoto 2, et comme la Chine, nous disons non à une gouvernance supra nationale (Long term Cooperative Action). Nous sommes donc d'accord avec tout le monde et, en plus, conciliants.
Une impression de 'hors sujet' se dégage de cette caricature. Copenhague ne doit être qu'un début, le début d'une nouvelle gouvernance, le début d'un engagement pour le climat, le début d'une réponse concertée contre la faim, la soif, la déforestation, le traitement partiel des gigantesques déchets urbains...
Valeurs Démocrates, le think tank dédié à la bataille pour la démocratie, recevra
le samedi 9 janvier 2010 de 14h30 à 16h30
Corinne Lepage, Michèle Rivasi, Jean-Paul Besset, Patrice Hernu et Antoine Waechter (sous réserve)
autour du thème "
Après Copenhague, que faire ?"
au Conservatoire National des Arts et Métiers, 292, rue Saint-Martin, Paris IIIe.
Vous y êtes chaleureusement invités !
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mardi 24 novembre 2009
Par Christelle de Crémiers,
mardi 24 novembre 2009 à 23:57 :: Actualités
Alors que le nombre d'agressions continue d'augmenter, le gouvernement vient d’annoncer son plan national de prévention de la délinquance. Tous les moyens policiers de l’Île-de-France sont désormais mutualisés pour constituer une police du Grand Paris capable d’intervenir sur des actions interdépartementales.
Cela va-t-il changer la vie des quartiers les plus touchés par l’insécurité ?
Valeurs Démocrates vous invite à participer à la table ronde
Recrudescence des agressions :
Les solutions les plus simples sont-elles les meilleures ?
Jeudi 26 novembre de 19h30 à 21h00
à l’école Jean Macé
45, rue Henri Barbusse, 93300 Aubervilliers
Métro ligne 7 « Aubervilliers - Quatre Chemins »
Intervenants
Jacques Salvator, Maire d’Aubervilliers
Renault Prouveur, conseil en gestion des politiques de prévention et de sécurité
J. Alexandre Weber, expert sécurité
Débats animés par
Claire Vigeant, animatrice du Conseil Scientifique de Valeurs Démocrates
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mercredi 18 novembre 2009
Par Christelle de Crémiers,
mercredi 18 novembre 2009 à 01:07 :: Actualités
Nous sommes habitués en Europe aux super productions américaines, à leur démonstration de force financière et à leur virtuosité technique. Mais celle-ci, a une particularité. Plus que les précédentes, elle s'affirme universelle et joue avec brio la carte de la communication mondialisée.
Avec les 200 millions de dollars qu'a coûté cette super production, rien n'a été laissé au hasard. Dès 2007, année du démarrage des travaux, des blogs ésotériques ont commencé à diffuser les thèses de la fin du monde du calendrier maya. Plusieurs Instituts ont été créés spécialement pour interroger les esprits, sous couvert de pseudo argumentaire scientifique. Certains sont clairement liés au film, comme l'
Institut pour la Continuité Humaine, d'autres font semblant d'être indépendants, comme l'
Institut de la Désinformation. Plus fort encore : la dizaine d'articles 2012 de wikipédia,
dont l'un recense 88 références, qui se contredisent plus ou moins. Seule une lecture attentive permet de déceler que l'article n'affirme rien. Des centaines de sites véhiculent l'idée que 2012 est une date clé, et certains, redoutables, proposent de jouer à la loterie à l'ensemble de l'Humanité. Le prix : survivre au chaos dans lequel sera soumise notre planète.
Un cas d'école du
viral marketing réussi. Des milliers de lettres affluent à la NASA, des ados menacent de se suicider pour ne pas voir la fin du monde. Un certaine peur s'empare du public, déjà malmené par les culpabilisations et les menaces qui accablent quotidiennement les téléspectateurs. Au-delà du simplisme bien/mal habituel, une vision politique du monde est affirmée : le Président des Étas-Unis, martyre, préside le G8, seuls quelques pays ont droit à une référence. L'italie pour le Pape, la Russie pour la Guerre Froide et la Chine pour son côté fourmi travailleuse. C'est l'Allemagne qui parle au nom de l'Europe. La France, comme le reste du second et du tiers-monde est totalement absente politiquement.
Les Mayas, à qui on n'a pas demandé l'heure, et qui vivent avec 2 dollars par jour, sont scandalisés par cette instrumentalisation mercantile. "2012" marque un point dans la manipulation des masses à des fins commerciales. L'ampleur des moyens utilisés, financiers, mais aussi en intelligence humaine, marketing, technique, organisationnelle, ... pourrait être orientée, dirigée, tendue vers un autre but que l'argent pour l'argent, qui est sans issue. Décidément, il faut changer de système. Ni capitalisme, ni communisme. J'ai confiance, on va trouver autre chose...
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jeudi 29 octobre 2009
Par Christelle de Crémiers,
jeudi 29 octobre 2009 à 01:37 :: Actualités
Avec la prise de conscience des conséquences lourdes de l'action de l'Homme sur la planète, le vote écologiste prend de l'ampleur. Mauvais perdants ou adversaires, des responsables politiques considèrent que c'est une mode et qu'elle passera, ou que l'écologie ce n'est pas la "vraie" politique, ou encore que l'écologie est soluble dans tous les partis.
La prise de conscience de l'action de l'Homme sur la planète, de la finitude des ressources et de la disparition des frontières n'a rien d'une mode. C'est l'enjeu du XXIe siècle et c'est la première fois que nous sommes confrontés à ce défi qui remet en question le caractère infini de la richesse matérielle promise par le capitalisme. En d'autres mots, ceux et celles qui analysent le vote de juin dernier comme un vote "apolitique" se trompent. Il s'agit d'une aspiration à une société humaniste, démocratique, solidaire, où le monde financier est régulé, reflète l'économie réelle et peut être tracé. Ce sont les caractéristiques d'un projet de société. C'était donc bien un vote politique.
Si la "vraie" politique est celle de diminuer la dette de l'État, réduire le chômage et débloquer l'ascenseur social, le projet politique écologiste ne s'occupe pourtant que de cela. Réduire l'écologie à la défense de l'environnement, à la taxe carbone et au tri sélectif, c'est méconnaître la portée du projet politique. Dette de l'État, chômage et blocage social sont liés et ont pour corollaire l'extrême disparité des richesses dont pâtit notre société désormais. On ne peut analyser les causes de l'extrême pauvreté sans identifier celles de l'extrême richesse. Il apparaît alors que le non renouvellement de l'élite économique et son caractère héréditaire rendent l'État providence inopérant pour assurer la solidarité sociale nécessaire à la démocratie. L'impôt devient inefficace pour les très hauts patrimoines, surtout depuis le bouclier fiscal, mais aussi pour les plus pauvres qui sont de plus en plus nombreux. La solution social-démocrate de la fiscalité, en vigueur depuis la dernière guerre, vient désormais se heurter le front contre le mur des disparités sociales. La solution de l'écologie politique est celle de la régulation démocratique de l'utilisation des ressources naturelles. Elle implique donc un changement de paradigme économique et de comptabilité des richesses.
Face à la finitude des ressources, il y a une autre solution : "Pour moi d'abord, pour mes copains, ensuite." - pourrait se dire celui qui est au pouvoir. Et pour durer (un peu), toutes les culpabilisations sont bonnes à médiatiser : si on respire, ça pollue, si on est malade, c'est cher. C'est un solution politique possible, et c'est celle que je combats. L'écologie n'est donc pas soluble dans tous les programmes des partis. Face aux défis de ce siècle, un nouveau clivage politique est apparu, clair et violent : d'un côté, un projet néo conservateur qui utilise le "fachisme vert" pour se maintenir, de l'autre un projet écologiste et démocrate qui vise à l'utilisation solidaire des ressources naturelles à l'origine de la croissance économique.
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lundi 12 octobre 2009
Par Christelle de Crémiers,
lundi 12 octobre 2009 à 23:01 :: Actualités
Les régionales 2010 ne seront pas des régionales comme les autres.

Elles seront les dernières à se dérouler selon le mode de scrutin actuel. Le mandat des élus régionaux 2010, derniers du nom, se verra probablement écourté en 2014. Alors débutera un nouveau rythme électoral, et apparaîtront de nouveaux élus : les conseillers territoriaux.
Elles seront les premières à donner corps au nouvel échiquier politique qui se dessine. La crise de la sociale-démocratie, l'affaiblissement de l'extrême-droite française, la concentration des pouvoirs sarkozystes sont dès maintenant confrontés à l'appel de la population à plus de proximité, à plus de démocratie et d'écologie.
Les dernières et les premières : ces régionales 2010 seront des élections charnières. L'ambition du web-magazine Écologie Démocrate est de vous les relater, tout en vous apportant un éclairage orange savoureux. Toute la rédaction, professionnels de la communication, élus locaux, experts des politiques territoriales, vous invite à trouver dans ces pages de quoi former ou compléter votre opinion. Nous espérons susciter vos commentaires et vous donner envie de devenir rédacteur à votre tour…
Bonne lecture !
Christelle de Crémiers et les rédacteurs d'Écologie Démocrate
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vendredi 25 septembre 2009
Par Christelle de Crémiers,
vendredi 25 septembre 2009 à 01:11 :: Actualités
Cela se fera, mais que cela se fasse avec et pour les franciliens !
Valeurs Démocrates vous invite à participer à la table ronde
Grand Paris : une nouvelle ville à vivre
Vendredi 25 septembre de 18h30 à 20h30
au CNAM - Amphi V
292, rue Saint-Martin, 75003 Paris
Intervenants
Mireille Ferri, Vice-présidente du Conseil Régional d’Île-de-France à l’aménagement du territoire
Jean-Christophe Fromantin, Maire de Neuilly-sur-Seine
Philippe Laurent, Maire de Sceaux et Vice-Président de Paris Métropole
Débats animés par
Claire Vigeant et Christelle de Crémiers
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mardi 8 septembre 2009
Par Christelle de Crémiers,
mardi 8 septembre 2009 à 01:14 :: Actualités
Les militants qui ont pu rester jusqu'au bout sont partis très contents de La Grande Motte dimanche après-midi. Requinqués, pourrait-on dire, après le désarroi dans lequel les avait plongés la perspective de devenir une béquille du PS.
Requinqués tout d'abord par le brillant
discours de Corinne Lepage.
Ensuite, dans son discours, François Bayrou a laissé entendre que le principe d'autonomie, valeur fondatrice du Modem, serait préservé au premier tour, des régionales comme de la présidentielle. La présidentielle à laquelle le président du Modem n'a cessé un instant de penser tout au long de sa "réponse".
Certes, une partie du PS est clairement favorable à des listes avec le Modem et une autre partie est clairement réticente, et François Bayrou tente de toutes ses forces de gonfler cette pomme de discorde. Mais il y a une chose qui réunit tous les socialistes de Peillon à Mélenchon : pour eux, le Modem est un appoint, intéressant ou inutile, mais un appoint, et François Bayrou, le chef d'un appoint.
Certes, le Modem pourrait fusionner avec les listes socialistes au second tour, mais l'esprit fondateur serait sauf : au premier tour ce sont des alliances programmatiques, au second, des alliances tactiques. Il serait sauf, en apparence seulement. L'esprit fondateur était surtout celui de créer une troisième voie triomphante. Or, avec des alliances de second tour avec les listes socialistes, la position du PS au lendemain de la dernière élection avant 2012 serait la même que dans les années 80 et la même que dans les années 90 : celle de chef de l'opposition. Avec en prime un petit coup de modernité apporté par l'appoint orange.
Certes, François Bayrou s'est posé en chef de l'opposition en proposant de créer les assises de l'alternance. Mais en menaçant ceux qui ne voudraient pas parler avec lui de faire le jeu du sarkozysme, il n'a pas créé les conditions nécessaires au dialogue lui-même.
La question qui me paraît fondamentale et à laquelle La Grande Motte n'a pas apporté de réponse est celle du leadership de l'opposition. Je pense que le PS en l'état ne reviendra pas au pouvoir. Quelle élection faut-il encore attendre pour que le leadership de l'opposition cesse d'être porté par l'appareil socialiste ?
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vendredi 28 août 2009
Par Christelle de Crémiers,
vendredi 28 août 2009 à 01:11 :: Actualités
Parce que le bipartisme dans le pays des deux tours conduit à la simplification des enjeux politiques,
Parce que la simplification des enjeux est dangereuse pour le débat démocratique,
Parce que le duopole RPR/PS de l'ère pré sarkozyste participait d'une complicité coupable ,
Parce qu'il était coupable de maintenir les blocages de la société française intacts,
Parce que l'UMP sarkozyste a atteint la forme la plus aboutie du féodalisme conjuguée au colbertisme dans ce vieux pays,
Parce que le parti socialiste regarde évoluer l'UMP et rassembler l'irrassemblable, impuissant, les mains pleines de vieilles recettes de taxes et d'étatisme, mais désormais inapplicables,
Parce que la modernité doit provenir d'une voie nouvelle, où l'équilibre des pouvoirs, comme l'équilibre de l'action humaine sur son environnement, procèdent d'une même logique,
Parce que les bonnes idées peuvent venir des hommes et des femmes politiques indépendamment de leur camp,
Pour toutes ces raisons, je me sentais Modem, avant le Modem, et je suis devenue Modem en 2007.
Certes, les paroles de Marielle de Sarnez devant Vincent Peillon pourraient résonner dans les oreilles de l'électeur socialiste : "Nous avons les mêmes valeurs", se dira-t-il peut-être au moment de voter pour François Bayrou au lieu de voter pour le candidat du Parti socialiste qui l'aura désespéré. Ou peut-être pas. Car avoir les mêmes valeurs à ce point, sans nuance, sans bémol, -le discours de la vice-présidente du Modem aurait pu être prononcé par beaucoup de dirigeants socialistes-, c'est vouloir le même projet de société, c'est exercer la politique avec la même pratique du rapport de force, des négociations d'appareil, des calculs électoralistes, et c'est donc risquer d'être mis dans le même sac que ceux qui apparaissent à plus d'un titre comme les anciens.
Après avoir bravé deux élections présidentielles en solitaire, avoir perdu un groupe à l'Assemblée nationale, au Conseil de Paris, avoir sacrifié les européennes, et tout cela au nom d'un engagement au service du destin de la France, s'en remettre ainsi à l'un des deux grands partis, proposer de devenir le supplétif d'une branche dissidente d'un parti en perte de vitesse, sans même attendre la réponse du parti lui-même... me laisse sans voix. Si le PS dispose, il prend le Modem dès le premier tour, s'il ne dispose pas, éh bien non. Il détient l'avenir du Modem aux régionales entre ses mains. Entièrement. Le Modem s'est rendu au socialisme avant même que la rose n'ensanglante ses épines.
Tout ça pour ça ?

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jeudi 6 août 2009
Par Christelle de Crémiers,
jeudi 6 août 2009 à 20:27 :: Actualités
Nicolas Sarkozy a adopté les règles de la nouvelle communication politique : un marketing à la fois ultra individualisé et massif désormais possible grâce à Internet ; une communication intégrale occupant tout le temps le devant de la scène et complètement maîtrisée. Bref, il n'y a que la météo qui ne parle pas du Président.
Le site de l'Elysée va devenir une plate-forme collaborative, véritable site de campagne permanent mêlant les genres entre le Président de tous les Français et le candidat 2012. L'occupation du seul espace médiatique qui reste encore incontrôlable
est orchestrée dès 2009, à la suite sans doute, des déboires d'HADOPI, qui a échoué à légaliser le contrôle de l'information sur la toile.
En 2007, la nouvelle stratégie tout communication du camp sarkozyste a payé. Les Français ont cru à des lendemains qui chantent. Puis ils ont vite déchanté, assimilant la communication à l'action politique, et l'action politique à l'imposture. L'utilisation à outrance de la langue de bois et la sur-médiatisation à des fins contraires à l'intérêt de la population a discrédité la classe politique française toute entière. Cela est très dangereux, car le "tous pourris" porte en germe une radicalisation de la société.
Lorsque l'on communique sur le "travailler plus, pour gagner plus" comme un message d'espoir pour ceux qui veulent s'en sortir par leur travail car ils n'ont rien d'autre, et que la réalité est que l'on travaille plus, point, lorsque les disparités de revenu et de patrimoine n'ont jamais dans les dernières cinquante années été aussi fortes, on comprend l'imposture et on assimile la communication politique à un artifice qui trompe les ignorants et noie les impatients.
Pourtant, les extraordinaires possibilités de la communication politique du 21e siècle peuvent aussi être mises au service de l'intérêt général. Il est possible d'être un excellent communiquant et un homme politique recherchant le bien commun et non les intérêts particuliers de quelques familles qui tiennent un pays. Le message ci-dessous de Barack Obama est un exemple de ce qu'un homme peut faire, même au pays des lobbies puissants et court-termistes des grands groupes financiers de l'assurance maladie. Je vous invite à visiter le site de la
Maison Blanche et notamment
cette video qui décrit ce qui motive l'action du Président Obama.
By the way, ce message d'Obama montre qu'en démocratie, un Président ne peut pas tout, il n'a pas de Parlement acquis à sa botte. On imagine difficilement Sarkozy partir en campagne pour convaincre les parlementaires français. Chez nous, notre soi-disant contre-pouvoir parlementaire a voté ou s'apprête à voter comme un automate le HADOPI 2 alors même que le Conseil Constitutionnel, fait rare, l'a dénoncé.
Ce n'est pas de l'angélisme, c'est de l'efficacité : lorsque seules quelques familles accèdent au pouvoir économique et politique et bloquent la société pour y rester, ce sont autant de millions de talents et d'énergies qui ne sont pas utilisés pour l'intérêt général ni pour la construction d'une société solidaire et durable. C'est effectivement une question de démocratie. La bataille pour la démocratie ne s'arrête jamais.
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Sujet : This is the moment
Date : Wed, 5 Aug 2009 13:50:03 -0400
De : President Barack Obama
Répondre à : info@barackobama.com
Friend --
This is the moment our movement was built for.
For one month, the fight for health insurance reform leaves the backrooms of Washington, D.C., and returns to communities across America. Throughout August, members of Congress are back home, where the hands they shake and the voices they hear will not belong to lobbyists, but to people like you.
Home is where we're strongest. We didn't win last year's election together at a committee hearing in D.C. We won it on the doorsteps and the phone lines, at the softball games and the town meetings, and in every part of this great country where people gather to talk about what matters most. And if you're willing to step up once again, that's exactly where we're going to win this historic campaign for the guaranteed, affordable health insurance that every American deserves.
There are those who profit from the status quo, or see this debate as a political game, and they will stop at nothing to block reform. They are filling the airwaves and the internet with outrageous falsehoods to scare people into opposing change. And some people, not surprisingly, are getting pretty nervous. So we've got to get out there, fight lies with truth, and set the record straight.
That's why Organizing for America is putting together thousands of events this month where you can reach out to neighbors, show your support, and make certain your members of Congress know that you're counting on them to act.
But these canvasses, town halls, and gatherings only make a difference if you turn up to knock on doors, share your views, and show your support. So here's what I need from you:
Can you commit to join at least one event in your community this month?
In politics, there's a rule that says when you ask people to get involved, always tell them it'll be easy. Well, let's be honest here: Passing comprehensive health insurance reform will not be easy. Every President since Harry Truman has talked about it, and the most powerful and experienced lobbyists in Washington stand in the way.
But every day we don't act, Americans watch their premiums rise three times faster than wages, small businesses and families are pushed towards bankruptcy, and 14,000 people lose their coverage entirely. The cost of inaction is simply too much for the people of this nation to bear.
So yes, fixing this crisis will not be easy. Our opponents will attack us every day for daring to try. It will require time, and hard work, and there will be days when we don't know if we have anything more to give. But there comes a moment when we all have to choose between doing what's easy, and doing what's right.
This is one of those times. And moments like this are what this movement was built for. So, are you ready?
Please commit now to taking at least one action in your community this month to build support for health insurance reform:
http://my.barackobama.com/CommitAugust
Let's seize this moment and win this historic victory for our economy, our health and our families.
Thank you,
President Barack Obama
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mardi 30 juin 2009
Par Christelle de Crémiers,
mardi 30 juin 2009 à 01:22 :: Actualités
Valeurs Démocrates et
Ensemble pour une santé solidaire
vous invitent à participer à la table ronde
La libéralisation du système de santé…
…n’est plus à la mode
Mercredi 8 juillet de 19h00 à 21h00
à l’École Supérieure de Commerce de Paris Amphi PERCEPIED bât 3 1er étage
79, boulevard de la République, 75011 Paris
Intervenants
Eric Abadie, Président de Comité, Agence Européenne des Médicaments
Denise Silber, spécialiste e-santé, chercheur à l’Institut Montaigne
Daniel Benamouzig, membre du Comité scientifique de Terra Nova
Vincent Leroux, médecin, vice-président fondateur de Centrale-Santé
Jacques Cotta, journaliste, réalisateur, producteur
Débats animés par
Christelle de Crémiers et Cécile Moutte
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dimanche 7 juin 2009
Par Christelle de Crémiers,
dimanche 7 juin 2009 à 17:31 :: Actualités
Avant la sortie des urnes de ce soir, je souhaitais partager avec vous mon engagement européen.
J'ai dit
comment il avait commencé il y a 22 ans et comment il m'a guidée dans mon entrée en politique. Il a évolué car le monde a évolué. Je vois trois phases.
Une première phase, celle des pères fondateurs, des solidarités de fait, dont l'apogée a été la création du Marché Unique puis la Communauté Européenne. C'est la phase de l'Europe comme idéal de paix et de prospérité dans un monde dominé par la guerre froide des deux blocs. L'élargissement se fait lentement, l'acquis communautaire se bâtit autour de l'économie exclusivement après la tentative avortée de l'Europe de la Défense en 54.
Une deuxième phase, celle de l'euro et celle de l'avènement des États-Unis comme seule super puissance. C'est la phase où l'Europe ambitionne parfois de devenir une force politique qui viendrait contre-balancer la domination américaine dans un monde marqué par la théorie du clash des civilisations. C'est aussi la phase de l'élargissement sans approfondissement et donc la mise en échec de l'ambition d'une Europe politique version années 90.
Nous sommes entrés définitivement dans le 3e phase depuis au moins quatre ans, lors du fameux non de la France à la Constitution européenne. Mon engagement pour l'Europe est un enfant des années 90. J'ai milité pour l'Europe puissance politique, calquant pour les institutions européennes celles d'un État fédéral. Dans ce contexte, la Turquie ne faisait pas partie du tableau. Mais cette phase est révolue, même si, à en croire les professions de foi des candidats de ce jour, on serait encore en 1992... Ma conviction est que nous sommes entrés de plain pied dans la "planétisation" des enjeux, ce qui relègue le clash des civilisations à une vision antique du monde, celle où l'on croyait qu'il était infini. Que nous sommes liés et responsables, tous sur Terre, de nous donner les moyens de durer. Que nos économies, où la destruction d'une forêt est comptabilisée comme une richesse, doivent désormais subir une mutation profonde. Que cette mutation, ainsi que la production et la consommation d'énergie, et la solidarité globale nord-sud, nécessitent une gouvernance mondiale, comme l'appellent notamment Jacques Attali et Corinne Lepage. Que cette gouvernance mondiale demande la mise en place de puissants contre-pouvoirs pour lutter contre la corruption qui dévaste tous les pays et pour être très précis, qui a enregistré en France une augmentation remarquable cette année.
Cette troisième phase de l'Europe serait donc celle où l'Europe doit être un des principaux moteurs de la construction d'une gouvernance mondiale. Les députés européens l'ont mieux compris que les députés nationaux. Plus que jamais il faut voter aujourd'hui. Quel dommage que cette campagne française 2009, ni utile, ni efficace, mais bornée et délétère. Pas à la hauteur des enjeux.
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mardi 2 juin 2009
Par Christelle de Crémiers,
mardi 2 juin 2009 à 00:59 :: Actualités
Venez assister à l'un ou plusieurs des 121 Cafés Démocrates de la campagne parisienne du Modem !
Voir
les coordonnées des Cafés Démocrates
Je vous invite particulièrement à participer à deux cafés où j'interviendrai cette semaine :
Le 2 juin à 19h30 7, avenue Niel Paris 17e
Le 5 juin à 19h30 19, rue de Malte à Paris 11e
Et bien sûr ne manquez pas la fête de l'Europe mercredi 3 juin à 19h à la Mutualité !
Un grand merci à l'équipe du Modem 94 de m'avoir invitée le 28 mai à Maisons Alfort pour développer l'engagement de François Bayrou et du Modem dans le
volet social du développement durable.
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vendredi 22 mai 2009
Par Christelle de Crémiers,
vendredi 22 mai 2009 à 17:35 :: Actualités
Dans la dernière ligne droite des élections européennes 2009, temps fort de communication et d’adhésion, Valeurs Démocrates interroge les media sur leur rôle dans la formation d’une opinion publique européenne. Et n’oublie pas de souligner la responsabilité des classes politiques des États membres dans l’abstention, malheureusement, habituelle lors de ce scrutin.
Venez débattre avec des media europhiles !
Voir le dossier de l'événement Valeurs Démocrates
Mardi 26 mai de 19h15 à 20h45
à Sciences-Po, Salle B404
27, rue Saint-Guillaume, 75007 Paris
Intervenants
Jean-Yves Nicolas, administrateur de ToutelEurope.fr
Alexandre Heully, co-fondateur de CaféBabel.com
Philippe Cayla, Président d’EuroNews
Grands témoins
Adnan Azzam, intervenant dans les media arabes
Pierre Outin, étudiant en journalisme
Benoît Raphaël, rédacteur en chef, LePost.fr
Débats animés par
Christelle de Crémiers et Michaël Mouity-Nzamba
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