Les municipales et le MoDem (suite)
Par Christelle de Crémiers, mercredi 3 octobre 2007 à 01:12 :: Positionnement politique :: #50 :: rss
Après vous avoir questionné, à mon tour de répondre à ces trois questions : comment s'allier sans décevoir ? Comment choisir ses alliés ? et quand faut-il le dire ?
Les élus locaux forment le squelette d'un parti politique. Voyez à quoi ressemble le Front National, une agence de com' quinquennale. Or pour avoir des élus locaux, il faut gagner : la proportionelle aux municipales est très restreinte, seule la liste arrivée numéro un engrange des élus significativement. Il faut donc gagner, seul ou accompagné. Voilà pour la situation, dans le cas du plus jeune parti de France, il s'agit plutôt d'être "accompagné".
Comme l'adhésion de dizaines de milliers de concitoyens, militant pour la grande majorité pour la première fois, a été déclenchée par l'affirmation de l'indépendance du MoDem, leur expliquer que, pour la première élection significative, l'alliance va être la règle, ça peut poser problème. De fait, on retrouve cette interrogation dans les comentaires précédents. Il me semble que l'on peut apporter deux éclaircissements : l'indépendance c'est la liberté de choisir, choisir de faire alliance ou non, choisir avec qui en fonction de critères propres. Ensuite, l'indépendance ne veut pas dire solitude et fermeture. C'est bien le Modem le premier à refuser de gouverner seul.
Une ligne de comportement que je soutiendrai sera celle de s'allier au challenger, celle de combattre l'équipe qui, en place depuis plusieurs mandats, se pétrifie dans l'habitude du pouvoir, quelle que soit sa couleur politique. Ensuite, le rapprochement doit bien sûr se faire au cas par cas, sinon, on ne peut plus parler de liberté de choix.
Enfin, quand faut-il le dire aux électeurs ? Idéalement, il faudrait pouvoir le dire entre les deux tours pour garder toute notre liberté de choix, celle éventuellement de ne pas faire alliance. C'est en pratique, impossible. Surtout dans les grandes villes où les media vont harceler les candidats nuit et jour. Il faut donc maîtriser les fuites et beaucoup communiquer sur le fait que le rapprochement le plusprobable serait un tel, mais que la décision finale ne se prendra qu'entre les deux tours.
Ce n'est ni facile ni commode d'inventer une troisième voie. Tous ces efforts seraient vains si ils ne permettaient pas d'accoucher d'un projet réellement nouveau. Pour Paris où je serai candidate, je proposerai le projet social et le partagerai ici avec vous.

Commentaires
1. Le mercredi 3 octobre 2007 à 09:54, par Leroy-Morin
2. Le jeudi 4 octobre 2007 à 23:40, par peduzzi
3. Le vendredi 5 octobre 2007 à 16:11, par FrédéricLN
4. Le vendredi 5 octobre 2007 à 16:21, par FrédéricLN
5. Le dimanche 7 octobre 2007 à 19:37, par Guillaume A
6. Le mercredi 17 octobre 2007 à 13:26, par Résistance17
7. Le jeudi 18 octobre 2007 à 22:17, par L'Hérétique
8. Le mercredi 24 octobre 2007 à 00:46, par KPM
9. Le lundi 29 octobre 2007 à 13:30, par L'Hérétique
10. Le mardi 20 novembre 2007 à 16:22, par magne
11. Le mercredi 28 novembre 2007 à 22:56, par AS
12. Le lundi 10 décembre 2007 à 17:10, par Hector, avocat
13. Le dimanche 3 février 2008 à 21:55, par F1sxo
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